Le conseil en image/personal shopper, le service comme solution à la crise vestimentaire.

La consommation vestimentaire connaît une crise et une mutation sans précédant.

Seul le budget vêtement des jeunes (15-25 ans) est le moins touché,

source de l’institut Français de la mode (IFM). Mais comment va évoluer la manière de consommer des jeunes dans les 10 prochaine années ? Les achats de prêt-à-porter féminin ont chuté de 5,8% sur les six premiers mois de l’année en France, les plus mauvais chiffres depuis au moins vingt ans, selon Jean-Pierre Mocho, Président de la fédération Française du prêt à porter féminin.

Seules les ventes d’accessoires (+5,5%) et les achats en ligne restent en croissance et c’est peu de le dire : « 81%, c’est le pourcentage de consommateurs surfant sur les sites e-commerce des magasins qu’ils ont l’habitude de fréquenter, un chiffre fort, symbole du boum de l’achat en ligne et de l’importance en tant que marques ou retailers de surfer sur l’explosion du digital »

source : Maison du prêt à porter féminin

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« L’heure est aux initiatives digitales dans le Prêt à Porter féminin. Confrontées depuis plusieurs années à la baisse de leurs ventes et à la concurrence des pures players les enseignes spécialisées entendent bien conserver leur leadership.

Camaieu, Cache Cache et Promod ont notamment développé des dispositifs cross-canal avec pour objectif l’amélioration de la satisfaction client et la création de trafic en magasin », source: Xerfi precepta

Comment ramener les clients en magasin ? Comment fidéliser sa clientèle avec une nouvelle offre de service ? Voilà la question que nous devons nous poser aujourd’hui? le conseil en image est la solution la plus adapté aux nouvelles offres de services efficaces.

De nouveaux acteurs e-commerce utilisent déjà certains aspects du conseil en image, Basalmik Propose une sélection en fonction de la morpho-silhouette pour femme,

Chictype , Mennlook une sélection de style vestimentaire pour homme et un service de personal shopper ou styliste personnel comme George, liganz.

Même Pantone (en s’inspirant du test colorimétrique) se lance dans le Prêt à Porter

Avec « pantone colorwear » .

« Dés lors la profession se penche vers un nouveau profile de consommatrice qui transfère ses achats vers le web, c’est la génération dite : digital mum

considérés comme les leaders d’opinion et des consommatrices soit 8,2 millions de femmes. Elles ont dépensé 3 milliard en 2013, dont 18% sur le web ».

source Bertrand de Volontat (20 min)

De nouvelle consommatrice femme connectée apparaissent, mais aussi de plus en plus d’homme. Il est tant de repenser l’offre de service qui aura pour objectif de faire la passerelle entre le digital et le magasin.

Selon le cabinet Xerfi, les ventes en ligne ont progressé 35 fois plus vite que celle générées par le commerce physique entre 2004 et 2015. Cependant, les taux de transformation en magasins sont aujourd’hui au moins 20 fois plus élevés que dans l’e-commerce », source Reuters.

Les sites de e-commerce sont largement plébiscités pour la question du prix (81% des sondés pensent qu’ils sont les moins chers).

Les magasins traditionnels remportent eux la palme de la confiance (81%), de la convivialité (72%) et des services (82% jugent qu’ils ont des services après-vente de qualité). « Le match entre acteurs internet et enseignes traditionnelles est donc plutôt équilibré », estime Frédéric Michaud. « C’est une illusion de croire qu’internet a balayé l’ensemble des anciennes habitudes de consommation » ajoute-t-il, estimant que la tendance forte du commerce de demain sera celle de l’utilisation conjointe du web et des magasins.

Internet constitue ainsi un canal d’information privilégié pour préparer les achats en magasin dans une logique de « web-to-store », souligne-t-il. 80% des personnes interrogées le consulte pour savoir s’il existe un magasin à proximité et 78% pour s’informer sur les horaires d’ouverture de commerces. Et à l’inverse, les magasins peuvent apporter de la convivialité et des services supplémentaires aux amateurs d’achats en ligne.

« Il n’y a donc pas de fatalisme et les enseignes traditionnelles, loin d’être vouées à péricliter face à la concurrence d’internet, peuvent au contraire s’en servir pour renforcer leur attractivité », remarque M. Michaud. Les canaux numériques « doivent être considérés comme des vecteurs d’acquisition de clients et des générateurs de trafic en magasin », notait une récente étude Xerfi.

Comment séduire de nouveaux clients ? Les fidéliser ? Booster le trafic en magasin ? Les explications en détail avec Katia Euzen, Directrice Marketing & Communication de l’enseigne BE DIGITAL. 

Il faut nécessairement s’adapter à un nouveau modèle en accompagnant le consommateur tout au long de son parcours d’achat que celui-ci soit online comme offline.

Comment aborder les clients d’aujourd’hui et en toucher de nouveaux ?

Avant de développer une nouvelle stratégie de communication, la société Digital a dressé un constat au niveau de son réseau, de ses clients et de la distribution. Qu’en est-il ressorti ?

Tout d’abord que « la force du réseau réside plus que jamais dans une relation  clientèle et humaine basée sur la proximité, le conseil et services personnalisés », indique Katia Euzen, Directrice Marketing & Communication de l’enseigne.

Mais n’oublions pas que derrière ces digitals mum et consommateurs du web, il y a des humains avec un caractère.

Le consommateur est une personne.

Le consommateur ne recherche plus seulement à satisfaire ses besoins mais attend une qualité du service.

La consommation s’intéresse plus que jamais au client. Elle s’implique dans la personne dans son ensemble, avec ses centres d’intérêts, ses passions, ses affections, ses valeurs.

Une relation personnalisée entre les vendeurs et leurs clients apparait. On parle de marketing relationnel.

Aujourd’hui un client s’énerve plus facilement  face aux files d’attente, aux ruptures d’articles dans les rayons, aux conduites inappropriées du personnel de vente, ou encore au non-respect des délais ou des termes de contrat.

Source : Lucile  Greenay

Même les marketeur s’accordent à dire que le marketing individualisé est considéré comme une priorité. C’est l’une des principales conclusions de l’enquête Teradata 2015 Global Data-Driven Marketing Survey.

 

Les magasins de prêt à porter ont-ils encore un avenir ? Comment le service personnalisé peut sauver le magasin ?

Les Français préfèrent toujours le shopping en boutique à l’achat en ligne.

D’après : la depeche, sainte Odile

(AFP) – Malgré l’essor du commerce en ligne, les Français demeurent attachés aux points de vente physiques, préférant aux trois quarts faire leur achats en magasin plutôt que sur internet et plébiscitant les contacts humains permis par la vente « à l’ancienne ».

Selon un sondage Ipsos publié en 2013, 72% des Français déclarent préférer faire leur shopping en magasin plutôt que sur internet.

« Les Français craignent de vivre dans un monde déshumanisé et désincarné (…) Ils cherchent à être de plus en plus accompagnés dans leurs actes d’achat, surtout lorsque le prix est conséquent » et ils « restent très attachés aux expériences de la vie réelle, plus intenses, plus surprenantes, plus humaines », commente Ipsos.

Deux Français sur trois (66%) déclarent attacher de l’importance au contact humain lorsqu’ils achètent et aimer parler aux vendeurs. Une tendance qui se renforce depuis le début de la crise avec des consommateurs qui ont davantage besoin d’être rassurés.

L’autre atout du magasin est la possibilité de pouvoir toucher et essayer les produits avant d’acheter, cité par 78% des personnes interrogées.

Enfin, les boutiques permettent de se laisser davantage surprendre (71%) et de découvrir les dernières innovations, favorisant d’autant plus les achats plaisir et d’impulsion, qui sont deux fois plus nombreux en magasins que sur internet.

Mais cette préférence marquée ne doit pas conduire les magasins à se reposer sur leurs acquis, bien au contraire.

internet pousse les boutiques à innover !

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« Rien ne remplacera le magasin pour l’achat plaisir, mais les boutiques doivent s’adapter pour renouveler l’expérience des clients (…) qui ne veulent plus se voir opposer aucune barrière (rupture de stocks, attentes en caisse…) », estime Stéphane Rimbeuf, spécialiste de la distribution chez Deloitte.

« Le commerce de détail est à un carrefour. Les magasins doivent d’évoluer et vite, pour donner des raisons supplémentaires aux clients de venir en boutique plutôt que de se rabattre sur l’ogre Amazon », renchérit Ian McGarrigle, président du World Retail Congress, qui se tiendra à Paris.

Dans cette optique, plusieurs boutiques redoublent désormais d’innovations (tablettes tactiles en magasin), de services (livraison gratuite) ou d’animations (ateliers) pour attirer les consommateurs, en misant sur la dimension plaisir et les conseils personnalisés.

« Le client ne vient plus seulement en magasin pour acheter, mais aussi pour la découverte. On ne doit plus être uniquement un magasin de business, mais aussi un lieu d’inspiration et de vie », explique Alexandre Biot, directeur du BHV, grand magasin parisien en pleine mue.

« Le magasin du futur doit combiner proximité et technologies et faire preuve d’originalité pour transformer les clients potentiels en acheteurs réels », souligne une étude Fujitsu auprès des commerçants français qui estiment à 94% qu’ils doivent devenir des « fournisseurs de services et non plus uniquement des vendeurs ».

Source : RelaxNews

Pourtant le conseil en image et personal shopper sont déjà des services d’appel

Largement utilisés chez certains :

Le figaro du 18 novembre 2014 :Topshop Topman, la mode à l’anglaise.

« Ce n’est pas une enseigne de plus. C’est une marque à part qui est toujours allée bien plus loin que le commerce de vêtements », confirme Kate Phelan, ancienne rédactrice du Vogue Britannique qui a quitté la presse en 2011 pour rejoindre Topshop en tant que Directrice Créative.

Elle énumère tous les services – atelier coiffure ou beauté, stand tatoo, tresses, piercing….. qui contribuent à l’attrait du magasin amiral Londonien et de bien d’autre dans le monde. A Manhattan, l’accueil et le conseil ont été peaufinés pour marquer

d’emblée une différence. Des personal shopper sont présents à longueur de semaine. Sans rendez-vous, ils reçoivent dans les salons feutrés, orientent les choix, encadrent les essayages et volent dans les rayons à la recherche d’autres pièces et accessoires générant de la vente additionnelle.

Seul le luxe ne connaît pas la crise, secteur ou le service est roi !

Malgré la crise, la croissance du secteur luxe de poursuit. A un rythme moins soutenu avec +2% en 2014. 153 milliards d’euros dans le monde en 2009, 212 en 2012 et 223 en 2014.

Petite aparté historique : source Capital, dossier de décembre 2014.

Exemple de services proposé au siècle dernier :

  • Avant l’ouverture du ritz en 1898, les salles de bains et les wc étaient communs.
  • Jusqu’en 1969, le restaurant du Plaza étaient interdit aux femmes.

Aujourd’hui au nouveau Palace le Peninsula (Paris)

Propose un service de chauffeur en Rolls-Royce et une conseillère en image – personal shopper vous accompagne pour un shopping sur Paris (250€/h).

Les choses changent….

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Le conseil en image comme nouvelle offre de service, imaginons :

Le client se verra proposer un diagnostic image complet par un consultant en image qui trouvera dans un avenir proche une place indispensable et complémentaire dans les magasins de prêt à porter et secteurs de mode.

Les informations collectées seront stockés dans une base de donnée, un data clients et identifier très simplement par un code, le Smartphone ou la carte du client.

Ces informations mettront en évidence les habitudes de consommation, les comportements, ses valeurs, ses habitudes, sa morphologie, la silhouette , les mensurations, le style de vie et les styles vestimentaires, sa saisonnalité, sa colorimétrie, son budget, le panier moyen, les dates clés, son semainier, les horaires, les gouts et inspirations, etc.

Ce système de collecte de données après analyse et diagnostic d’une professionnelle de l’image – conseillère en image et communication certifiée permettra d’anticiper les besoins du clients comme une nouvelle analyse prédictive de la consommation vestimentaire.

Le client pourra alors combiner ses achats en ligne et recevoir de nombreuses propositions ciblées et un service personnalisé et adapter au retrait de ses achat en magasin.

Ce click & motars ou bricks and clicks aura pour objectif d’attirer de nouveau le client en magasin ou un conseiller en image ou personal shopper pourra composer un vestiaire ou proposer une tenue complète ou accessoiriser en fonction des critères du clients, il apportera conseils, astuces, écoutes, accompagnements vers une vente additionnelle une remise de support personnalisé ou envoi sur son Smartphone de propositions anticipées.

Les magasins traditionnels avec leurs longues rangées de portant de vêtement et cabine à la fil d’attente interminable ou les vendeuses vous sautent dessus pour réaliser le meilleure chiffre pour respecter la pression et l’objectif des manageurs vont se métamorphoser. Ces nouveaux lieux d’échange et de vente connecté devront ressembler à des showrooms spacieux et multi-services ou les clients pourront tout à la fois acheter des vêtements, avoir des conseils personnalisés, prendre un café, travailler et/ou se détendre ….

En dehors des magasins le client pourra recevoir sur le mobile des propositions vestimentaires personnalisés de A à Z en fonction de la saisons, des tendances, des promotions du moment ….

Le conseiller en image pourra harmoniser en temps réel la penderie numérique du client sur le Smartphone du client.

Ce retargeting digital utilisera la géolocalisation afin de guider conseiller et orienter le clients dans son comportement d’achat, comme un « Nudge » les marques d’un même groupe pourront collaborer entre elles pour proposer des tenues mixées.

Le client redeviendra LA priorité et sera de nouveau placé au centre des intérêts, les compétions de résultats CA de tels ou tels enseignes d’un même groupe seront délégués au rang de l’intérêt général.

Grace aux services du conseil en image, la marque se substituera à la meilleure copine qui vous conseillait avant, de nouveaux services digitales pourront s’intégrer et compléter ce cross-canal de consommation vestimentaire, comme le faite de pouvoir essayer ces vêtements via un avatar 3D directement sur son mobil avant d’acheter son produit en ligne comme FITLE, comment coupler cette offre avec une offre du service de conseil en image, comment transformer en algorithme ou application tous ces paramètres en fonction du nombre d’individus ?

Ce sont ces enjeux d’avenir qui attendent les nouveaux métiers du service de l’image personnelle de l’individu de demain.

Pour conclure, pour plus consommé, il faut revenir aux « mieux consommé »

Fidéliser une clientèle toujours plus exigeantes par des conseils nouveaux, sincères, et personnalisés qui répondent aux problématiques des nouveaux consommateurs.

Nouvelle tendance du  « Low » profile, ou comme le disait le designer Allemand

: « Weniger, aber besser » entendez par là: Moins mais mieux.

Le vêtement est plus que jamais un vecteur de distinction social. Le secteur du luxe s’est scindé en 2 avec l’entrée des nouveaux riches du luxe « bling bling ».

Le « normluxcore » incarné par la stratégie Hermes ne met plus en avant la marque mais l’expérience, la connaissance et l’éducation.

Le rôle des conseillères (er) en image de demain ne sera pas de remplacer les vendeuses, mais d’accompagner celle-ci en magasin pour offrir un service complémentaire et additionnelle afin de fidéliser, améliorer l’image de marque de l’enseigne et d’augmenter la consommation des paniers moyens des clients en utilisant les nouveaux outils numériques et informations collectées sur les clients.

Tous les magasins de demain auront dans leurs équipes un ou plusieurs conseillers en image aux seins de leur équipe.

Ils évolueront en interaction avec des interfaces immersives.

Aujourd’hui les conseillers en images, conseillers de mode, stylistes personnel ou « relookeurs »……., bref, il serait tant d’accorder les termes et utiliser le nom de conseiller en image pour définir ce métier qui à déjà plus de 200 ans, voir l’histoire du conseil en image par Lyly Lemêtre . Ces dernières interviennent de façon ponctuelle ou plus régulière au sein des enseignes de prêt à porter, de luxe, secteur de la mode ou agence de communication et propose des tests couleurs, diagnostics couleurs, morpho-silouette, diagnostics de style vestimentaire, des conseils en communication verbale et non verbale sous forme d’accompagnement personnalisés, d’ateliers, conférences, évènements, lancements de produits, formations.

Afin de tester et d’apprécier l’étendu et la qualité de ce nouveau type de service, l’école Jaelys à lancer son bureau de placement dont l’objectif principal est d’assurer un poste qualifié à ses étudiants dans les secteurs de la mode et du prêt à porter. Nous vous proposons des candidats professionnels en fonction de votre cahier des charges, critères de recherche et compétences au sein de notre réseau national.

Du stage de 210h à l’offre d’emploi en CDI, nos candidats conseillers en image et communication sont sérieux, motivés et certifiés d’état RNCP.

Jaelys vous propose de collaborer à la mise en place d’une nouvelle offre de service au sein de votre entreprise, de collaborer à la création de nouveaux supports digitaux e-commerce, de former vos équipes en intra ou inter, accompagne vos manageurs, responsables de magasin dans l’apprentissage de techniques reconnus en conseil en image et communication de l’individu.

 

Jael Petit-Fournier

CEO – Co-fondateur Jaelys

Chef de projet – DA

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