La mode … l’influence d’une crise

La mode, éternelle recommencement sociétal… La mode est pourtant une forme d’expression vestimentaire forte, de la société, d’un pays, dont elle représente ses idées et ses valeurs, parfois la différenciation sociale.

Le costume est un langage, une communication non verbale par lequel chacun indique aux autres sa personnalité, son sexe, sa profession, parfois même ses positions religieuses, politiques et même son travail.. Alors quand est-il en temps de crise ?

Décryptage par la Présidente-Fondatrice de l’école Jaelys Lyly Lemêtre

Les femmes ont déserté les talons aiguilles….au plaisir et au confort des baskets et autres chaussures plates, agrémentées d’une veste masculine, elles sont nombreuses à revendiquer les tee-shirts, jeans ou marcel pourtant d’une connotation virile depuis toujours.

Les moins de 20 ne peuvent pas comprendre qu’avant 1968, les entreprises interdisaient le port du pantalon aux femmes, que les femmes pouvaient se faire arrêter et accuser de « se prendre pour un homme » …

Mais le pantalon et son tailleur dans les années 80 étaient la résultante du combat de la femme, à savoir, être légal de l’homme, porter ce qui lui plaît et devenir les conquérantes du marché du travail…

En temps de crise, ce qui est intéressant, c’est cette façon de « piquer » « voler » ou « adapter le vestiaire masculin au féminin, pour deux  bonnes raisons le  « confort »  et le « facilité » .

Cela arrive souvent en période de « crise », il est intéressant en ce moment de noter que les femmes sont particulièrement habillées avec les apanages du vestiaire masculin, à plat, avec peu de maquillage et même parfois,  les cheveux humides de bon matin dans le métro….

Cette allure, revient souvent en période de crise, souvenez-vous des années 40 en période de guerre, les femmes avaient fait le choix de porter des pantalons, des chaussures compensés et des besaces, pour des questions économiques et de fonctionnalité.  Elle vient également en temps d’émancipation de la femme, Marlène Dietrich en est l’exemple.

Tout le paradoxe de LA femme… Elle veut s’émanciper, devenir l’égale de l’homme et montrer sa combativité et son pouvoir, pour cela, elle emprunte au costume masculin le symbole de l’ordre et de la hiérarchie masculine…Voici une constante qui n’existe pas dans le vestiaire féminin.